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Histoire et patrimoine

Les origines de la paroisse Sainte-Cécile

Au début de la construction de l’ancien canal de Beauharnois, en 1842, plusieurs dizaines de travailleurs — majoritairement des Irlandais catholiques — s’installent à la Pointe-du-Lac. Ils habitent dans des baraques rudimentaires, appelées shanties.

Le 1er novembre 1842, jour de la Toussaint, l’abbé John Falvey, missionnaire des Townships du Sud, y célèbre la première messe en gaélique, à l’intérieur même d’une de ces baraques. Cet événement marque la naissance de la paroisse telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Une communauté en croissance

Au fil des années, des habitations permanentes et des commerces apparaissent à la Pointe-du-Lac. En 1850, le village compte déjà quelques centaines de résidents.

À cette époque, les paroissiens doivent parcourir de longues distances sur des routes de terre étroites, non déneigées en hiver, et traverser ruisseaux et rivières pour se rendre aux églises de Saint-Timothée ou de Saint-Stanislas-de-Kostka, selon leur lieu de résidence.

Face à la croissance du village et aux difficultés d’accès aux services religieux, les habitants demandent à Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, d’ériger une paroisse sur leur territoire.

L’érection canonique de la paroisse

En 1853, Mgr Bourget visite la Pointe-du-Lac afin de choisir l’emplacement de la future église.

À la suite d’une requête présentée par les francs-tenanciers de la Pointe-du-Lac et de la Grande-Île le 28 février 1854, la paroisse Sainte-Cécile est érigée canoniquement le 8 février 1855. Elle est formée par détachement des paroisses de Saint-Timothée et de Saint-Stanislas-de-Kostka.

Le document officiel est signé par Mgr Joseph Larocque, évêque de Cydonia et auxiliaire de Montréal.

Les débuts de la fabrique

Le 6 mai 1855 se tient la première assemblée de fabrique, sous la présidence de l’abbé Joseph-Olivier Archambault, en présence des marguilliers François Pitre, Jean Bougie et Antoine Haineault.

À cette époque, l’abbé Archambault, curé de Saint-Timothée, assure la desserte de la nouvelle paroisse. En 1858, l’abbé Amable Thibault devient le premier curé résidant.

Jusqu’au 1er décembre 1857, les registres paroissiaux sont tenus à Saint-Timothée.

De paroisse à cathédrale

Le 5 avril 1892, le pape Léon XIII crée le diocèse de Valleyfield par détachement de l’archidiocèse de Montréal. À cette occasion, la paroisse Sainte-Cécile est élevée au rang de siège épiscopal : l’église paroissiale devient alors cathédrale.

Monseigneur Joseph-Médard Émard, âgé de seulement 39 ans, en est nommé premier évêque. L’édifice devient dès lors propriété du diocèse.

Le retour à la fabrique paroissiale

Le 25 juin 1966, Mgr Percival Caza souhaite redonner le titre de propriété aux paroissiens. Un décret est publié dans la Gazette officielle du Québec afin de recréer la fabrique de la paroisse Sainte-Cécile.

Le lundi 27 juin 1966 a lieu l’élection des six marguilliers de la nouvelle fabrique.

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Voici la toute première église de la paroisse Sainte-Cécile. On aperçoit à sa gauche le premier presbytère, et à sa droite le premier couvent des Soeurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie.

 

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Le premier presbytère construit en 1864

La première église Sainte-Cécile (1855–1857)

Un emplacement qui fait débat

Le choix du terrain de la première église suscite d’importantes discussions au sein de la communauté.

Un premier site est proposé par M. Kutusoff Nicholson, derrière l’ancien hôtel Larocque, entre les rues Sainte-Cécile et du Marché. Toutefois, cette offre divise la population.

Le 1er janvier 1854, l’abbé Joseph-Olivier Archambault organise une quête à la Pointe-du-Lac pour financer la future chapelle. La souscription, en argent et en corvées, permet de recueillir 125 louis. Il précise cependant à Mgr Ignace Bourget que plusieurs paroissiens refusent de contribuer, la chapelle devant être construite sur le terrain d’un protestant, M. Nicholson.

La même année, des francs-tenanciers adressent une lettre à l’évêque demandant que l’église soit érigée dans un lieu paisible, à l’écart des usines en construction, à bonne distance des hôtels et des secteurs protestants.

Finalement, un terrain est cédé à la fabrique par MM. Albert Tessier et François Bergevin. C’est à cet emplacement — celui de l’actuelle basilique-cathédrale — que sera construite la première église.

Une construction exigeante

L’église est bâtie en pierre des champs entre 1855 et 1857, sous la surveillance du marguillier François Pitre. Les entrepreneurs Gérard et Napoléon Lapolisse, de Saint-André-d’Acton (aujourd’hui Acton Vale), dirigent les travaux.

L’édifice mesure 142 pieds de longueur, 64 pieds de largeur et 36 pieds de hauteur. La sacristie, à deux étages, mesure 42 pieds sur 26, pour une hauteur de 18 pieds.

La construction se déroule dans un climat difficile. Des tensions opposent le curé de Saint-Timothée, l’abbé Archambault — qui dessert alors Sainte-Cécile — aux marguilliers. Les travaux s’éternisent, les matériaux manquent et les fournisseurs ne sont pas payés à temps.

Dans une lettre à Mgr Bourget, l’abbé se plaint de ne pas être écouté, craint l’endettement de la paroisse et demande la nomination d’un curé résident « rigide et ferme ». Les relations avec certains paroissiens sont également tendues, plusieurs ayant participé aux rébellions de 1837-1838.

Sous le patronage de Sainte Cécile

Mgr Bourget place l’église sous le patronage de Sainte Cécile de Rome, pour une raison qui demeure inconnue. Ce choix va à l’encontre du souhait d’une partie de la population qui, dans une lettre adressée en février 1854, proposait plutôt les noms de Notre-Dame-de-la-Victoire, Notre-Dame-de-la-Garde ou Notre-Dame-de-la-Conception.

Bénédiction et premières célébrations

Le clocher abrite une petite cloche fondue en 1856 par la fonderie Meneely, de Troy (New York).

L’église et la cloche sont bénies le 15 novembre 1857 par l’abbé Archambault. Le dimanche suivant, à l’occasion de la fête de Sainte-Cécile, la première messe solennelle y est célébrée.

Pierre Poirier dit Lafleur devient le premier bedeau. Les premiers chantres et organistes sont Albert et Napoléon Roussel.

Le 30 mars 1858, le curé Amable Thibault bénit le cimetière situé à l’arrière de l’église. Le 26 juin suivant, il bénit le chemin de croix installé à l’intérieur du temple.

Le chœur Sainte-Cécile est fondé le 1er janvier 1859.

Les développements ultérieurs

Le presbytère est construit en 1864. Jusqu’alors, le curé logeait dans la sacristie.

L’année suivante, la paroisse fait l’acquisition d’un orgue auprès de M. Antoine Couillard, enrichissant ainsi la vie musicale déjà bien présente dans la communauté.

Une église devenue trop petite

Au début des années 1880, la croissance rapide de Salaberry-de-Valleyfield rend la première église insuffisante.

Le 10 avril 1881, le curé, l’abbé Alexis Pelletier, adresse une requête à l’évêque de Montréal afin d’obtenir l’autorisation de construire un édifice plus vaste. Après évaluation par le chanoine Charles-Médéric Lesage, mandaté par l’évêque, la demande est acceptée le 5 mai 1881.

La première église est alors démolie et une chapelle temporaire est aménagée pendant les travaux.

Liste des curés
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La deuxième église Sainte-Cécile (1881–1933)

Une nouvelle église de style néo-roman

La nouvelle église est construite de 1881 à 1884 par la firme Cossette et Provost, selon les plans des architectes Albert Mesnard et Henri-Maurice Perrault. Elle adopte un style néo-roman, alors très en vogue.

Ses dimensions sont imposantes :
178 pieds de longueur, 72 pieds de largeur et 34 pieds de hauteur.

Le coût total des travaux s’élève à 63 500 $, une somme considérable pour l’époque.

Mgr Charles-Édouard Fabre, évêque de Montréal, bénit la pierre angulaire le 22 octobre 1882. Il revient le 2 octobre 1884 pour bénir officiellement la nouvelle église.

Les cloches de 1884

Le 26 octobre 1884, l’abbé Alexis Pelletier bénit trois nouvelles cloches, fondues par Ernest Chanteloup de Montréal.

Elles donnent les tonalités Mi³, Sol♯³ et Si³ :

  • Marie-Cécile, la plus lourde (2 895 lb)

  • Léon-Édouard (1 630 lb)

  • Alexis-Moïse (1 305 lb)

L’ancienne cloche de 1856 est offerte à la paroisse de Sainte-Barbe, où elle résonne toujours aujourd’hui.

Nouveau presbytère et élévation au rang de cathédrale

Le 7 février 1886, le contrat pour la construction d’un nouveau presbytère est confié à Camille Provost. Celui-ci est béni le 15 mai 1887 par Mgr Isidore Clut.

Le 5 avril 1892, l’église devient la cathédrale du tout nouveau diocèse de Valleyfield, formé de 35 paroisses. Mgr Joseph-Médard Émard en est nommé premier évêque.

Les grandes cloches de 1912

En 1912, pour souligner le 20e anniversaire du diocèse et la restauration complète de la cathédrale, cinq nouvelles cloches sont commandées à la fonderie Paccard, d’Annecy-le-Vieux (France).

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Bénies le 6 octobre 1912, elles donnent les notes Ré³, Mi³, Fa♯³, Sol³ et La³ et portent les noms :

  • Pie X

  • Léon XIII

  • Joseph-Médard

  • Charles-Édouard

  • Marie-Cécile

Les cloches de 1884 sont alors remplacées, et leur destinée demeure inconnue. La cérémonie est présidée par Mgr Stagni.

Un orgue prestigieux

En 1916, la cathédrale se dote d’un imposant orgue Casavant, reconnu pour la qualité exceptionnelle de ses instruments.

L’incendie de 1933

Dans la nuit du 21 septembre 1933, un violent incendie détruit complètement l’édifice, sous les yeux impuissants d’environ 1 200 fidèles.

Le clocher est ravagé en quelques minutes. À 23 h 15, il s’effondre à l’intérieur de l’église, entraînant dans sa chute les cinq cloches de 1912, fierté de la paroisse.

La perte est immense pour la communauté et marque profondément l’histoire de Sainte-Cécile.

La Basilique-Cathédrale Sainte-Cécile (1933–1935)

Une reconstruction ambitieuse

À la suite de l’incendie de 1933, la communauté entreprend rapidement la construction d’une nouvelle cathédrale. L’édifice actuel est érigé de 1933 à 1935 selon les plans des architectes Henri Labelle, Eugène Perron, Jean-Marie Lafleur et Louis-Napoléon Audet.

Conçue dans un style victorien néo-gothique, la basilique-cathédrale s’inscrit dans la grande tradition architecturale religieuse du début du 20e siècle.

Louis-Napoléon Audet est notamment reconnu pour avoir signé les plans de plusieurs églises importantes, dont :

  • la basilique-cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke

  • la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Moncton

  • l’église Sainte-Agnès de Lac-Mégantic

  • l’église de l’Immaculée-Conception de Bellerive, réalisée en collaboration avec le Campivallensien Jean-Marie Lafleur

Pour la conception de la cathédrale de Valleyfield, les architectes reçoivent une mention honorable de l’Institut royal d’architecture du Canada.

Une architecture monumentale

Les architectes optent pour un plan en croix latine, typique des grandes églises catholiques.

Parmi ses caractéristiques architecturales :

  • Façade symétrique encadrée de deux tours

  • Arcs brisés caractéristiques du style gothique

  • Toiture à pignons latéraux

  • Revêtement extérieur en pierre

  • Portes ornées de gravures intégrées

  • Vitraux surmontant les portails

L’édifice mesure environ 100 mètres de longueur sur 35 mètres de largeur et peut accueillir 1 500 fidèles. Par ses dimensions et l’élancement de ses tours, il est visible à plusieurs kilomètres à la ronde.

Matériaux et construction

Les entrepreneurs Albert Deschamps et Raphaël Bélanger sont chargés de la réalisation du projet.

La structure est en béton, tandis que l’extérieur est revêtu de granit provenant de Saint-Samuel et de Sainte-Cécile de Witton. Une partie du granit utilisé provient des retailles du pont de l’Île d’Orléans.

À l’intérieur, la pierre de taille est extraite de Saint-Marc-des-Carrières et préparée à la Côte-des-Neiges.

Les grandes étapes du chantier
  • 8 avril 1934 : bénédiction du chantier par Mgr Joseph-Alfred Langlois

  • 21 avril 1934 : première pelletée de terre

  • 16 septembre 1934 : bénédiction de la pierre angulaire

En moins de deux ans, la nouvelle basilique-cathédrale s’élève, symbole de résilience et de foi pour toute la communauté.

Financement et inauguration

Pour financer la construction de la cathédrale, l’évêché autorise des emprunts successifs de 38 000 $, 50 000 $, 75 000 $ et 90 000 $.

La première messe y est célébrée le 21 avril 1935, jour de Pâques.

Le 30 juin 1935, six nouvelles cloches sont bénies puis installées dans les clochers après la cérémonie.

Le 24 juillet 1935, le cardinal Jean-Marie Villeneuve, archevêque de Québec, procède à la bénédiction solennelle de la cathédrale en présence de nombreux dignitaires religieux et civils.

Le coût total de l’édifice s’élève alors à 640 000 $, une somme considérable pour l’époque.

Un tournant dans l’histoire de la paroisse

Le 4 septembre 2002 marque un moment déterminant dans l’histoire de la paroisse Sainte-Cécile.

En quelques heures, l’édifice — achevé 67 ans plus tôt — subit d’importants dommages. La toiture doit être entièrement reconstruite, tout comme les voûtes du chœur et de la croisée des transepts.

Une nouvelle flèche est érigée à l’identique de celle qui dominait la croisée depuis l’origine.

L’orgue Opus 1508 (1935) du réputé facteur maskoutain Casavant & Frères est quant à lui totalement détruit par l’eau et la fumée.

Une vaste opération de restauration

De 2002 à 2015, des travaux majeurs sont entrepris afin de redonner à la basilique-cathédrale sa splendeur. Dans un premier temps, l'objectif fut de rouvrir la basilique-cathédrale au public, ce qui fut chose faite en 2005. Ces restaurations ont représenté des investissements considérables, rendus possibles grâce à la générosité de nombreux donateurs et à des subventions gouvernementales.

La campagne « Une pierre à la foi » (2015-2023)

Tournant majeur pour l'histoire de l'édifice, la campagne de financement Une pierre à la foi, lancée en 2015, a mobilisé des bienfaiteurs de tous horizons.

Les participants pouvaient « acheter » symboliquement une ou plusieurs pierres des clochers. Cette initiative a permis de compléter la réfection des maçonneries extérieures des deux clochers, de la cheminée et de la façade. Chaque pierre retirée fut soigneusement numérotée, puis replacée exactement à son emplacement d’origine, respectant ainsi l’intégrité architecturale du bâtiment. 

Une nouvelle pierre angulaire (2015)

Dans le cadre des travaux, une nouvelle pierre angulaire est posée le 17 septembre 2015. Elle contient une capsule historique destinée aux générations futures.

Cette capsule renferme notamment :

  • Une photo du pape François

  • Une photo de Mgr Noël Simard

  • Un signet de feu Mgr Robert Lebel

  • Le livre du Centenaire du diocèse de Valleyfield

  • L’annuaire diocésain (personnel pastoral, communautés religieuses, mouvements et associations)

  • Un feuillet paroissial de Sainte-Cécile

  • Un livret illustrant l’intérieur de la cathédrale

  • Une croix de Saint-Damien (en lien avec les Sœurs Clarisses)

  • Un chapelet

  • Une relique de sainte Kateri Tekakwitha

  • Des images de saint François de Laval et de sainte Marie de l’Incarnation

  • Une prière pour les vocations sacerdotales

  • L’affiche de la priorité pastorale 2015-2016 : « La famille, j’y crois »

  • Une pièce de monnaie

À ces objets s’ajoute une épinglette de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, déposée par le maire Denis Lapointe, présent lors de la cérémonie. Celui-ci souligne alors la fierté collective envers ce monument et les valeurs de foi et d’engagement qu’il incarne.

Travaux de maintenance

Un édifice patrimonial comme la basilique-cathédrale requiert de la maintenance fréquente. Grâce à la générosité du public, nous avons entre autres pu installer un nouveau système de chauffage en 2019, installer un drain de toiture suite à des infiltrations d'eau et restaurer une partie de la toiture de la sacristie en 2025.​ Plusieurs travaux sont à venir.

Événements marquants
  • 28 novembre 1980 : funérailles nationales du très honorable Jules Léger, 21e gouverneur général du Canada (1974–1979), inhumé au cimetière de Valleyfield.

  • 24 novembre 1985 : consécration officielle de la cathédrale par Mgr Robert Lebel, à l’occasion du 50e anniversaire de sa construction. La dette de construction est alors entièrement acquittée.

  • 9 février 1991 : le pape Jean-Paul II élève la cathédrale au rang de basilique mineure.

  • 1992 : célébration du 100e anniversaire du diocèse de Valleyfield.

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Art et architecture

 
Les verrières de Guido Nincheri

L’artiste Guido Nincheri réalise plusieurs grandes séries de verrières pour la cathédrale. Certains de ces vitraux ont été détruits ou endommagés par l'incendie de 2002.

Grande verrière de Sainte Cécile (façade)

Presque totalement détruite par les flammes, cette verrière nous racontait la vie de Cécile de Rome, patronne du diocèse et de la paroisse. On pouvait y voir son époux Valérien, le licteur donnant les coups de hache qui allaient martyriser Cécile, ainsi que son triomphe au Royaume de Dieu.

Grande verrière des fondatrices (transept côté ouest)

On y reconnaît notamment plusieurs saintes patronnes de différentes paroisses du diocèse, ainsi que des femmes marquantes de l'histoire religieuse canadienne :

  • Sainte Madeleine

  • Sainte Marthe

  • Sainte Justine

  • Sainte Philomène

  • Sainte Martine

  • Sainte Marguerite Bourgeoys

  • Sainte Marguerite D'Youville

  • Sainte Kateri Tekakwitha

  • Jeanne Mance

  • Mère Marie-Anne (Esther Blondin)

Grande verrière des fondateurs (transept côté est)

Partiellement endommagée par l'incendie, on y reconnaît plusieurs fondateurs et personnages marquants de l'histoire religieuse canadienne, notamment:

  • Les Saints Martyrs Canadiens

  • Mgr Ignace Bourget

  • Saint Jean Baptiste

  • Saint François de Laval

  • Mgr François-Louis Pourroy de L'Auberivière

  • Bienheureux Père Frédéric Janssoone 

  • Mgr Joseph-Médard Émard​​​

  • Saint André Bessette

Les douze apôtres et le Christ-Roi

Cette série de 13 vitraux, situés dans l'abside, fut en grande partie détruite lors de l'incendie de 2002. Il n'en reste qu'un seul qui soit intact.

L’histoire du Canada et de la Nouvelle-France

Financée par Mgr Joseph-Damien St-Aubin et installée au milieu des années 1960, cette série illustre plusieurs moments marquants :

  • La croix de Gaspé érigée par Jacques Cartier (1534)

  • Notre-Dame-de-Rocamadour

  • Samuel de Champlain

  • Sainte-Anne-de-Beaupré

  • Notre-Dame-des-Victoires

  • L’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal

  • Dollard des Ormeaux

  • Notre-Dame-du-Cap

Les tableaux et le chemin de croix

Mgr Charles Maillard réalise dix tableaux :

  • Quatre œuvres pénitentielles : le Paralytique, la Samaritaine, Sainte Marie-Madeleine et le Retour du Prodigue

  • Six œuvres ornementales : la Très Sainte Vierge, l’Assomption, la Mort de saint Joseph, le Législateur, Jésus-Christ et Moïse

Mgr Maillard réalisa également le chemin de croix.

La statue de la Vierge

Offerte par le chanoine Delphis Nepveu après l’incendie de 1933, la statue fut d’abord installée dans la chapelle temporaire du sous-sol du Collège de Valleyfield.

Malgré l’opposition des architectes — qui souhaitaient des statues de pierre pour assurer l’unité esthétique — le curé Nepveu privilégie des statues polychromes, estimant qu’elles favoriseraient davantage la piété des fidèles.

Le chœur et le baldaquin

Les boiseries du chœur ainsi que l’orgue d'origine (détruit lors de l'incendie de 2002) sont l’œuvre du facteur d’orgues Casavant, de Saint-Hyacinthe.

Le baldaquin et la chaire sont réalisés par Joseph Villeneuve, avec la collaboration de Joseph-Georges Trudelle (Saint-Romuald).

Trudelle sculpte également quatre statues en chêne représentant des figures liées à l’Eucharistie :

  • Saint Tarcisius

  • Saint Thomas d’Aquin

  • Saint Bonaventure

  • Saint Julien Eymard

Le crucifix dominant l’autel est un don de Raphaël Bélanger, l’un des entrepreneurs de la cathédrale.

La lampe du sanctuaire, œuvre de Gilles Beaugrand (Montréal), est offerte par l’entreprise Besner & Chasle. L’architecte Henri Labelle y intègre un médaillon contenant des fragments des verrières de la cathédrale incendiée en 1933.

À proximité se trouve une couronne, symbole du Christ Roi, à qui la cathédrale est dédiée au même titre qu’à Sainte Cécile.

La statue de Sainte-Cécile

Sous l’autel du tabernacle se trouve une statue de Sainte Cécile, inspirée du modèle de Stefano Maderno. Martyre, la tête à demi tranchée, elle aurait agonisé durant deux jours. La représentation reprend celle conservée dans les catacombes du Trastevere, à Rome.

Autres réalisations artistiques

La table de communion est l’œuvre d’Albert Gilles (Château-Richer). Les motifs eucharistiques sont réalisés en étain et en cuivre, et le marbre provient de Besançon, en France.

Albert Gilles réalise également les portes de la cathédrale.

La crypte

Située sous le chœur, la crypte renferme les sépultures de 39 personnes, principalement des prêtres et des évêques. 

On y retrouve notamment :

  • Mgr Joseph-Alfred Langlois (1876–1966), 3e évêque de Valleyfield

  • Mgr Percival Caza (1896–1976)

  • M. Moïse Plante (1830–1892), premier maire de Salaberry-de-Valleyfield

En 1990, un autel de marbre provenant de l’ancienne chapelle du Sacré-Cœur du Collège de Valleyfield est installé dans la crypte, permettant à nouveau la célébration de messes.

La crypte est entièrement redécorée en 1990–1991 sous la direction de Mgr Hubert Julien.

Cliquez ici pour consulter la liste complète des personnes qui y sont inhumées.

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Notre nouvel orgue (2021-2024)

Un instrument d’exception

Au début de l’année 2021, la basilique-cathédrale Sainte-Cécile reçoit un orgue provenant de l’église Notre-Dame-des-Sept-Allégresses de Trois-Rivières.

Construit en 1919 par la Compagnie d’Orgue Canadienne, l’instrument est enrichi par la maison Casavant Frères en 1949 et en 1962, avec l’ajout de plusieurs jeux.

L’orgue avait été conçu à l’origine par le réputé musicien trifluvien Joseph-Antonio Thompson, figure marquante du milieu musical québécois.

De 2021 à 2024, l’instrument fait l’objet d’une restauration complète réalisée par les ateliers Bellavance, facteur d’orgues de la région de Saint-Hyacinthe.

Ce travail minutieux permet de redonner à l’orgue toute sa richesse sonore et sa pleine fonctionnalité, assurant sa pérennité pour les générations futures.

Le concert inaugural du nouvel orgue restauré est présenté le 22 novembre 2024, jour de la fête de Sainte-Cécile. La prestation est assurée par l’organiste de renommée internationale Isabelle Demers, marquant ainsi un moment fort dans la vie culturelle et spirituelle de la basilique-cathédrale.

Ce projet a été rendu possible grâce à la générosité de nombreux donateurs.

Cliquez ici pour consulter le programme-souvenir du concert inaugural

Nos 5 cloches (1935)

Origine prestigieuse

La sonnerie a été fondue par la célèbre maison Mears & Stainbank, aussi connue sous le nom de Whitechapel Bell Foundry, à l’origine notamment des cloches de Big Ben à Londres et du grand bourdon Saint-Jean-Baptiste de la basilique Notre-Dame de Montréal.

Les cloches arrivent au Canada à bord du navire SS Montrose II et sont bénites le 30 juin 1935 par Mgr Joseph-Alfred Langlois, évêque de Valleyfield, en présence de nombreux évêques québécois et ontariens, ainsi que plusieurs dignitaires.

Le bourdon Christ-Roi « Rex »
  • Diamètre : 78 pouces

  • Poids : 10 043 lb

  • Note : La♭2

  • Don personnel de Mgr Langlois

Installé dans le clocher est, il figure parmi les cloches les plus imposantes et remarquables du Canada.

Les autres cloches (clocher ouest)
  • Marie – 4 230 lb – Ré♭3

  • Cécile – 2 893 lb – Mi♭3

  • Joseph-Pie (1935–2002), remplacée en 2005 par
    Dominique-Savio, coulée en 1966 par Jean Bollée (France)

  • Gabriel – 1 775 lb – Sol♭3

  • Jean-Baptiste – 1 256 lb – La♭3

Restauration

La sonnerie est entièrement restaurée en novembre 2021 grâce à un don majeur de la famille de Michel Lucien Rowan de Rouyn-Noranda, expert en science campanaire. La première sonnerie depuis 2011 retentit le 22 novembre 2021, fête de Sainte-Cécile, à l'occasion d'une célébration spéciale en présence de Mgr Noël Simard, alors évêque de Valleyfield.

Basilique-Cathédrale:

19 rue de l'Église

Salaberry-de-Valleyfield, Québec

J6T 1J5

(450) 373-0674

Nous contacter par courriel

Bureau paroissial:

11 rue de l'Église, suite 128

Salaberry-de-Valleyfield, Québec

J6T 1J5

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Bienvenue aux personnes à mobilité réduite !

La nef de la basilique-cathédrale est accessible.

La rampe d'accès se situe sur le côté ouest (Centre Aimé-Leduc)

Stationnez-vous à l'arrière, via la rue du Marché.

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